Petites histoires sur la commune

Le territoire a été occupé lors de la conquête romaine. On sait que le peuple gaulois des Médules à lui aussi résidé sur les terres de Civrac mais aucune fouille n’a été menée pour découvrir où exactement, le mystère reste donc entier pour le moment. Concernant la période de l’antiquité, des traces de vestiges épars et peuvisibles ont été repérés à plusieurs endroits sur la commue. C’est la même époque d’occupation que celle du site archéologique de Saint Germain d’Esteuil, appelé « Noviomagus » en romain et « Brion » en français moderne.

 

Toponymie

Le nom même de la commune «Civrac» viendrait du prénom latin «Severus», avec le possessif «acum» qui signifie «appartient à», et qui donne «Severacum». La prononciation ayant été changé au fil du temps, il n’est resté que le mot «Sivrac» qui est devenu «Civrac». Il ne reste plus qu’à retrouver les traces de ce domaine gallo-romain qui devrait se situer quelque part sur notre commune !!

 

La suite de l’histoire se déroule au Moyen Age….

Le Médoc était en ce temps possession anglaise. Ainsi, il est moins surprenant de savoir qu’en l’an 2000, un trésor contenant des pièces du XIIIème siècle a été mis au jour dans un jardin civracais. Il contenait plus de 2 600 monnaies d’argent pour la plupart au nom de Richard-Coeur-de-Lion.

 

Richard Coeur de Lion :

Fils d’Aliénor d’Aquitaine et d’Henry Plantagenet, il est roi d’Angleterre, duc d'Aquitaine, comte du Maine et comte d'Anjou de 1189 à 1199.

 



Il reste également de cette période des traces plus visibles. En effet, des maisons seigneuriales dites «châtellenies» ou «baronnies» suivant le nom et la puissance du propriétaire, apparaissent sur la commune. Ainsi, la baronnie de Montignac est attestée dès le XIème siècle.

 

Quand aux châtellenies (du mot «château», dont les propriétaires étaient dits «seigneurs») de Bessan-Ségur, d’Escurac et de La Raze, elles datent elles aussi de l’époque médiévale. Le château de Bessan-Ségur remonte dans les écrits au XVème siècle en temps qu’allié et vassal des sires, plus puissants, de Lesparre. Il ne reste aujourd’hui du château que deux tours (dont une en ruine) et une aile de l’édifice.

 

L’histoire de ce château nous plonge directement au XXème… et plus exactement sous l’occupation allemande de la Seconde Guerre Mondiale. Lors de l’arrivée des troupes dans le Médoc, le château de Bessan-Ségur appartenait à une famille juive. Ayant réquisitionné l’édifice, les troupes d’occupation ont entièrement mis à sac l’intérieur. Elles y ont stationné jusqu’au retrait des forces allemandes en 1945. Mais le château était saccagé à tel point que, lorsque les propriétaires ont récupéré leurs biens en 1946, ils ont préféré le revendre. La propriété a alors été divisée en huit, et, entre 1946 et 1948, une entreprise de Soulac est venue démolir les murs principaux. Aujourd’hui, quatre châteaux viticolesse partagent les restes de la propriété (vestiges et arpents de vignes). Le château Bessan-Ségur, en lui-même, ou ce qu’il en reste de plus important, appartient à la famille Bouhier. Anecdote concernant le château : avant la guerre, le propriétaire, M. Wertemer, tenait un haras. L’un de ses chevaux, né au château, Epinard, a remporté de nombreuses courses et championnats mondiaux !

De nos jours …

L’ancien blason de la commune ayant disparut, l’actuel maire, M. COLEMYN, a créé dans les années 1990 celui qui nous sert actuellement.

Le bon vin réjouit le coeur des hommes
Le bon vin réjouit le coeur des hommes

 

 

 

 

 

 

Sur le blason est représenté une grappe de raisin et un épi de maïs. Dessous, une inscription en latin.