Eglise Saint Pierre

Historique

Edifiée au XII° siècle dans un style roman, elle est remaniée fortement au XIX° dans un style qui copie le roman ce qui donne un ensemble assez homogène.

 

Dédiée à Saint-Pierre, son chevet est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historique le 10 décembre 1925.

Saint Pierre

Apôtre de Jésus, qui après la mort de se dernier fonde la première communauté chrétienne de Palestine.

Vers 44 il part pour Rome où il y organise la vie chrétienne. Il trouvera la mort lors des grandes persécutions chrétienne sous Néron où il demandera d’être crucifié la tête vers le bas car il se juge indigne de mourir de la même façon que le Christ.

 

Attributs : Clefs du paradis, tiare pontificale et crosse d’évêque.

Plan

Il s’agit d’un plan rectangulaire dont seulement le chevet est saillant. L’église est formée d’une nef et de deux collatéraux, l’ensemble étant composée de cinq travées et couvert d’une voute en arceau brisé. A l’arrière des absides-empâtées qui accueillent les autels, deux sacristies sont présentes. Elles encadrent la travée qui forme le choeur, celui-ci se terminant par une voute en cul-de-four. Celle-ci est percée de vitraux. Les portes des sacristies menant au choeur sont surmontées d’oculus. Le choeur est fermé par une barrière en fer forgée ornée de motifs végétaux.

Extérieur

Chevet : Il s’agit de la partie la plus ancienne de l’édifice. Cette abside semi-circulaire s’élève sur deux niveaux séparés par un bandeau végétal stylisé.

 

Le niveau supérieur présente une alternance de baies géminées et seule ouvertes ou aveugles. Les chapiteaux sculptés, contemporains de la construction du bâtiment, sont difficilement identifiables.

 

Le portail nord : Au XII° siècle, l’entrée se faisait par le portail nord de l’édifice, malheureusement il ne reste de celui-là que les sculptures présentent dans la partie supérieure couronnant les pilastres. Le reste aurait été perdu lors des travaux du XIX° siècle. Celles-ci représentent deux personnages vêtus de longues robes.

La porte est surmontée d’une voussure sculptée de losanges et de fers de lances. Le portail sud est fait sur le même modèle que celui-là sans le décor sculpté.

Le portail occidental : Edifié au XIX° siècle, il est représentatif des clochers- tours édifiés à cette période dans toute la région. La façade laisse apparaitre la structure intérieure avec au niveau des collatéraux des baies aveugles.

 

Au centre, un portail monumental décoré de voussures géométrique est surmonté du clocher.

 

Il est formé de trois niveaux, sur le premier trois baies sont visible, celle du centre est ouverte alors que les deux autres sont aveugles. Les deux autres niveaux sont ornés de baies géminées pourvues d’abat-sons. L’ensemble est couvert d’un toit à quatre fortes pentes afin d’y accueillir les cloches.

Intérieur

Le collatéral nord est orné dans sa partie supérieure d’un bandeau sculpté de dent de scie. Au sud, il est orné d’oves.

 

Un ex-voto représentant un bateau est suspendu entre les deux premiers pilastres occidentaux.

 

Les chapelles septentrionales et méridionales (nord et sud) respectivement dédié à Marie et Joseph sont voutés de cul-de-four et fermées par une barrière en fer forgé ornée de motifs végétaux.

 

Les piles cruciformes avec demi-colonnes plaquées restent bien dans le style roman originel de l’édifice. Celles-ci sont au nombre de 4 par travées ; un sommet sur deux est orné d’un chapiteau.

 

L’ensemble de l’édifice a été peint en 1872 par E Ricaud. La décoration est représentative des goûts de l’époque pour les églises, notamment avec le tracé des assises sur les murs. Le choeur est percé de vitraux au niveau de l’abside.

Légende

Selon des auteurs du XIX° siècle, l’église serait construite sur un temple antique de Diane, déesse romaine.

 

En effet, on aurait identifié des sculptures de personnages en jupes courtes assimilé à l’armée romaine et de cerfs, animal préférée de la déesse sur les parties les plus anciennes de l’édifice. Les chapiteaux du chevet étant aujourd’hui difficilement identifiable, il nous est impossible de confirmer cette théorie.

 

Diane :  Déesse romaine de la chasse. Elle peut être assimilée à la lune comme son frère jumeau Apollon peut être assimilé au soleil.

 

Attributs : croissant de lune, arc, flèche, chiens et cerfs